Vos Poésies, Vos Lettres et Réflexions-9

 

Toujours de belles poésies de notre amie Gilberte

Ici avec cinq beaux poèmes du coeur

 

 

 

          DES MOTS DE TENDRESSE….

 

Pour adoucir les maux de ta vieillesse.

C’est ce que j’écris aujourd’hui,

Pour que tu saches combien tu comptes pour moi.

Au cœur de mon passé, souvent je vais me réfugier,

Pour y puiser les meilleurs souvenirs

De mon enfance, de mon adolescence,

Et de ta vie telle que tu me l’as racontée.

Toi petit bout de femme,

Tant de choses tu as supportées,

C’est beaucoup de souffrances pour la même dame.

Très jeune déjà tu as du travailler.
La guerre que tu as connue,

T’a donné cette force et cette maturité

Qui t’ont aidé à résister.
Combien de fois ai-je entendu

Qu’il te fallait parcourir le pays,

Pour quelque nourriture trouver,

Afin de subvenir aux besoins des tiens

De ton frère et de tes sœurs.
Plus tard, tu as toi aussi fondé une famille.

Mais le sort s’est acharné,

Quel malheur !

Il t’avait repris la vie de mes deux aînés.

A jamais tu garderas dans ton cœur

Et dans ta tête,

L’image de ses deux petits êtres.
Blessée au plus profond de ton âme,

Par la perte de tes chérubins,

Tu es pour moi une grande dame.
Rien n’est pire que de perdre ses enfants,

Quel cruel destin !

Accablée de tristesse et de peine,

De cette souffrance morale

Tu as su t’éloigner sans jamais nous montrer

A quel point tu avais mal !

A nous tu t’es raccrochée.

J’ai beau chercher loin dans mes pensées,

Jamais sur tes joues

Je n’ai vu une larme couler.

Ton caractère s’était endurci.
Mais à aucun moment il ne t’a aigrie.

Tu aimes rire, chanter, danser,

Profiter de ces quelques rares

Bons instants,

Cela te comblait, tu étais ravie.

Je sais combien de nuits,

A nos chevets tu as passé.

En silence tu priais,

De peur tu tremblais, la douleur

Des mauvais moments resurgissait

Pour nous tu as tout sacrifié.

Jamais d’un peu de repos

Tu n’as profité.

Sou par sou tu as compté

Pour essayer de nous donner

Ce qu’il y avait de plus beau.

Peu de loisirs, pas de vacances

C’était pour toi de trop lourdes dépenses.

Très souvent tu as caché

Nos bêtises d’enfant.

Tu voulais nous éviter

D’être gronder par notre père.

Super notre maman !

J’aime à me rappeler

Les moments de tendresse

Que tu nous as donnée.

Quand j’étais malade,

Souvent dans ton lit,

Je venais me glisser

J’y trouvais beaucoup de gentillesse,

Et j’y entendais  cette parole qui guérit.

Ton cœur battait la chamade

Il me berçait et j’oubliais ma tristesse.

Aujourd’hui, tu as franchi

Le seuil de tes quatre vingt sept printemps,

Tu ne parais pas ton âge,

Je remercie le ciel

De t’avoir épargner la maladie

Et de te garder encore très belle.

Toi que j’appelle maman courage

Tu ne méritais pas ce que tu as subi.

Tu as malgré tout bien vieilli.

Ton étoile a fait en sorte

Que tu aies une  bonne santé,

Quel merveilleux cadeau !

Ce n’était pour nous que du bonheur.

Même si aujourd’hui la mémoire te fait défaut,

Tu es pour moi la plus JOLIE

Je souhaite te garder encore

Bien d’autres années.

Je t’aime de tout mon cœur

Rien n’est plus beau qu’une MAMAN

 

Ta fille qui t’aime POUPIE

 

70 ans,

Ou le parcours d’un homme d’exception !
Un homme qui est toujours au service de tous
Et que tous aiment pour mille raisons.
Un homme aux multiples horizons
Dévoré de passions.
De ton enfance, je ne sais pas grand-chose,
Mais je me doute qu’elle ne fût pas toujours très rose.
La guerre qui éclate alors que tu n’es encore qu’un enfant !
La vie te testait déjà dans ses épreuves.
Mais je sais depuis longtemps,
Que malgré cela, tu as fait tes preuves.
A l’adolescence, tu es envahi
De la soif du savoir et de la connaissance.
Il te faut pour vivre apprendre un boulot.
Très vite tu fais partie de cette école de la vie
Celle où l’on apprend que rien n’est gratuit,
Et que l’on n’a rien sans peine.
Tu intègres l’usine Peugeot
Où tu dois te forger un avenir.
Le travail est dur, mais tu as cette force qui coule dans tes veines.
Ironie du sort….c’est à la forge
Que tu feras ta carrière
Il était déjà tout tracé……ton avenir
Beaucoup de travail, une jeunesse perturbée par cette guerre d’Algérie
Une guerre qui certes t’a marqué mais qui a endurcit
Cette volonté d’y arriver !
L’enjeu c’était ton devenir
Avec a tes côtés une jolie et gentille femme à aimer.
Apprendre pour savoir,
Et savoir pour aux autres apprendre
Telle était ta devise
Quelle belle richesse que l’amour propre de l’homme !
Transmettre pour que tout se perpétue en somme !
Et qu’à jamais on apprenne l’amour du travail bien fait
Je connais moi aussi la notion de ces valeurs
Mon père me les a transmises,
Je les retrouve aussi chez l’homme de mon cœur
C’est une profonde émotion et une grande admiration
Au final on ne peut qu’être récompensé.
Rien de plus normal !
La vie t’a beaucoup chahuté
En t’affligeant des épreuves parfois dures à supporter
Mais elle ne t’a pas empêché d’atteindre le sommet.
Beaucoup de gens ont apprécié, apprécient, et apprécieront.
Les résultats de ton labeur.
Tu es reconnaissant à celui qui t’a appris ton métier,
A ton tour tu l’as appris à d’autres ouvriers.
Ce n’est que pour toi un HONNEUR,
Une grande qualité, une fierté.
C’est un éternel recommencement qui n’est pas à la veille de s’arrêter.
A la sueur de ton front,
A cette volonté, à cette hargne,
A mon tonton pour moi exceptionnel à jamais
Je dresse très haut un piédestal
Je te félicite du plus profond de mon cœur
Pour ta réussite.
Tu as bien mérité beaucoup d’autres années
De repos, de calme et de sérénité.
Aux côtés de ta bien-aimée.
A mon tonton préféré.


POUPIE


 

 JE SUIS………..



Celui que l’on ne voit pas,
Celui que l’on ne touche pas,
Que l’on ne soupçonne pas,
Et pourtant à chaque seconde,
Chaque minute, chaque instant,
Je suis présent.
Je gère la vie de tous,
Et chacun dépend de moi.
Je possède tous les atouts,
J’ai toutes vos cartes en main.
UN POUR TOUS, TOUS POUR UN
Cette devise me sied à merveille,
Je décide de quoi sera fait aujourd’hui,
Sur vous je veille,
Je programme vos lendemains.
Je peux donner beaucoup de bonheur,
Mais je sais aussi vous plonger,
Dans le malheur.
D’un seul coup d’un seul,
Je frappe à la porte de quelqu’un,
Sans prévenir tel un mal insidieux,
Je suis aussi gentil que je suis odieux !
De moi on ne se souvient,
Que quand plus rien ne va,
Ou que tout va très mal.
Mais si tout se passe au mieux,
On ne pense même pas,
Que je suis aussi responsable
De ce train de vie là.
On parle souvent de moi,
En employant bien d’autres noms,
La chance, le hasard, la veine,
La guigne……que sais-je encore !
Je dispose de vos vies et de votre idéal,
Que je fasse le bien ou le mal,
J’interviens quand bon me semble,
J’ai ce pouvoir, ce don,
D’être partout dans le monde,
Au même instant aux côtés de tous
Et de chacun. Rien ne m’a arrêté,
Ne m’arrête et ne m’arrêtera,
Je fus, je suis et je serai
Toujours celui qui vous surveille,
Et qui parfois vous punit……..

LE DESTIN


 

 CHÈRE NIÈCE


Il y a trente et un an,
Tu te préparais à arriver parmi nous.
C’est Chantal,
Qui allait te donner naissance,
Et c’est ton oncle et moi,
Qui mourrions d’impatience !
A l’idée d’avoir dans la famille,
Un nouveau-né.
Il n’y avait plus que ce sujet,
De conversation, TOI.
Sans savoir encore si tu étais
Un petit garçon ou une petite fille,
Je me réjouissais déjà,
A l’idée de te chérir,
Et de te porter dans mes bras.
Après de longues heures d’attente,
Tu étais enfin là.
Si fragile, si chétive,
Mais tellement craquante,
Je t’aimais très fort déjà.
J’ai compris ce qui s’est passé,
C’est ma sœur qui devenait mère,
Mais c’est sur moi,
Que s’est reporté le transfert.
Tant d’amour je t’ai donné,
Je crois que j’ai battu les records.
Depuis ce jour,
Je ne t’ai plus quittée.
Te garder était pour moi,
Un délice.
Tu étais une petite fille
Pleine de malice,
Tu avais toujours de
Nouvelles astuces.
Jojo et moi,
Nous t’avions très gentiment
Surnommée<LA PUCE>
Les années ont passé,
Je devais alors me marier.
Le moment était venu pour toi,
D’aller à l’école.
Tu avais grandi,
Et nous devions nous séparer.
Il fallait que j’ôte de ma tête,
Cette idée un peu folle
Que tu aurais pu être ma fille.
Tu faisais partie de ma vie,
Et d’un seul coup tout s’envole !
Aujourd’hui encore,
Je t’aime toujours très fort,
J’ai pour toi une grande estime,
Et nous sommes très unies.
Ensemble nous partageons
Presque tout,
Nos secrets les plus grands,
Comme les plus minimes.
Nous sommes tante et nièce,
Mais ayons plus encore
Que cette relation,
Restons longtemps confidentes,
Mais aussi de très bonnes amies.

Ta tante POUPIE
 

 

 RÉCONFORT D’UNE VRAIE AMITIE



MON AMIE ; c’est à toi que je m’adresse,
Je connais tes réactions,
Aussi je vais y aller
Avec délicatesse,
Mais je sais que de toute façon,
Quand même tu vas pleurer.
Toi et moi, sommes faites du même bois.
UN bois tendre,
Au cœur plein de sensibilité.
Tu me connais mon AMIE
Les jours où je déprime, ma façon à moi de me soigner,
C’est de coucher sur les lignes
Mes pensées.
Ça me libère de tout ce stress,
C’est ma thérapie,
Mais je ne veux pas que ça te blesse.
Ne dit-on pas que les paroles s’envolent,
Et que les écrits restent !
Je soupçonne même chez toi
Cette envie de les garder,
Pour les lire et les relire…..
Sans jamais te lasser.
J’aime à penser que même dans ces moments,
Ou je n’ai pas le moral,
Où plus rien ne m’intéresse,
Parce que tout va mal,
Jamais toi mon AMIE
Un seul instant tu ne m’oublies.
Même si tout m’est égal,
Tu es là à mes côtés
Tu me soutiens sans cesse
Ça me fait un grand bien,
C’est un soutien moral, un réconfort,
C’est une vraie AMITIE !
La vie est un concours de circonstances,
Je dirais plutôt que les circonstances
De ma vie, me mettent à l’épreuve !
Pour réussir ce concours,
Avec en plus un test d’endurance.
Pour à la fin voir
Comment je m’en suis sortie !
C’est pourquoi ce qu’oralement
Je ne peux pas te dire,
Puisque privée de voix je suis,
A toi mon AMIE ; je l’écris.
Pourquoi tant de tourments ?
A ce jour je n’ai pas encore de réponse.
La traversée de ma vie est pour le moment
En quinconce, Il faut simplement,
Que je change de direction.
Je dois positiver, il ne faut
Pas plus que je m’enfonce.
Je me raccroche aussi souvent
Aux souvenirs de mon père,
C’est un besoin, une soif
Dont je me désaltère
Je puise en lui cette force de caractère
Qui me permet de tenir
Pour tous ceux que j’aime
Sur cette terre et dont toi
Mon AMIE tu fais partie


POUPIE