Vos Poésies, Vos Lettres et Réflexions-14

Poème d'amour de Gilberte

Petit être en souffrance
A toi que nous appelons
Ton papa et moi le grand,
Je dédie ces quelques lignes
Remplies d’amour et d’émotion.
Même si le temps à effacer,
Tous nos tourments,
Je garde en moi les souvenirs
De cette période où tu n’étais encore
Qu’un bébé.
A jamais dans ma mémoire,
Ils resteront gravés.
Toi à qui j’ai donné la vie
Un si beau lundi de Pâques,
De par ta corpulence,
Déjà tu nous as étonné.
Gros poupon de quatre kilos,
Tu ressemblais à un bébé d’un mois.
Plus d’un en était surpris
De grands yeux tu écarquillais,
Tu buvais chacune de mes paroles,
Tu écoutais chacun de mes mots
Quel merveilleux moment,
Celui de ta naissance,
C’est si magique,
Qu’on en oublie les heures de souffrance !
Les battements de mon cœur
Résonnaient dans tout mon corps
Et mes yeux ne regardaient
Plus que toi.
Toi mon bébé d’amour, mon ange
Avec ton frère tu as grandi
Comme bien d’autres enfants.
Tu t’éveillais à la vie, tu jouais,
Tu découvrais, tu riais
Toi mon enfant,
Tu grandissais, mais tu n’étais
Qu’en sursis face à cette
Cochonnerie de maladie
Espiègle, invalidante
A mes soins, à mes traitements
Elle demeurait indifférente.
De celle-ci tu as du affronter
Les attaques !
Tu venais d’avoir dix huit mois
Quand sur toi ce terrible mal
S’est posé !
Qu’entendais-je ce soir d’octobre ?
Un grondement, un tremblement
De terre, non ce n’était que toi
Qui essayait en vain de trouver
Un semblant de respiration.
Le dépourvu m’envahissait ;
Dans la torpeur, j’étais plongée
A tes côtés, je demeurais
Impuissante et je culpabilisais,
De ne pouvoir t’aider.
Toi mon petit bambin,
Tant d’efforts il te fallait
Chercher au plus profond de toi,
Tu t’épuisais et ta petite mine
Etait à faire peur !
Pourquoi une telle chose
Faire souffrir mon petit garçon.
Mon amour et mes baisers,
N’y pouvaient rien changer.
Oh toi mal insidieux !
Que l’on appelle ASTHME !
Tu pourrissais la vie à
Ce bambin si gentil
Et si mignon, il ne respirait
Qu’avec des spasmes
Et des douleurs, j’aurais voulu
Qu’à moi elles soient données
Pour délivrer ce petit corps !
D’enfant enfermer dans
Cette prison, où l’air
Se fait si rare et défendu,
Qu’on croit qu’il est
En train de vivre
Sa dernière journée.
J’ai si souvent pleuré,
Imploré ce Dieu encore et encore,
Tant d’années à te soigner,
Et à espérer, trop de nuits blanches
Sans sommeil, des crises successives
En avalanche,
Trop de journées sans soleil
Toi si frêle et si menu,
Il fallait que ça cesse,
Tu n’en pouvais plus !
Mais un jour, mes prières
Ont été entendues.
Aujourd’hui, je sais
Que tu n’as pas oublié
Combien ton enfance fût chaotique.
Le temps fera en sorte
Que tu ne connaisses plus
Un tel supplice et que
TU aies un avenir
Plus sympathique
La mise pour toi,
J’en suis sûre sera
A nouveau bonne
Souviens –toi seulement
Qu’on ne remporte pas
Une victoire sur la vie
Sans y être confondu.
Sache que pour toi,
J’aurais donné le meilleur
De ma santé si je l’avais pu
Ta maman qui t'aime
POUPIE



Renouveau-
Tes yeux brillent comme l'aurore
qui surgit après nuit noir
Tout se transforme comme mon pire cauchemar
Tu surgis de nul part
Puis disparaît comme au départ
Je suis enfermée dans mon propre placard
Qui ne peut s'ouvrir que par ta propre gloire
Tous se finit pour toi par une grande victoire
Et pour moi une longue histoire
(Texte écrit par Pauline Grasset)
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