
Lettre d'amour-1- Lui

Ma chère et tendre bien aimée,
Depuis hier je ne vis plus, je suis toujours ivre de joie et mon bonheur n’a plus de frontière. Qu’elle était paradoxale cette nuit, où mes pensées les plus gracieuses devenaient par moments irréelles, tellement ma ferveur guidait mon coeur dans les méandres qui n’avaient de cesse que de me faire miroiter tant et tant de promesses, d’un avenir qui soudainement allait changer toute la monotonie de ma pauvre existence. Chose que je croyais n’être que chimère et réservée aux chanceux et nantis de notre Univers où tant de différences nous opposent.
Oui, oui mon amour, je peux te le dire maintenant, je croyais que mon âme resterait toute sa vie au fond de l’abîme, avec les déchus de notre monde, mais grâce à toi je ne suis plus cette ombre qui déambulait seul dans les nuits à la recherche de celle qui allait briser mes chaînes à jamais et faire de moi un homme nouveau, un homme amoureux au regard langoureux qui te serait uniquement dévolu.
Je suis fier de cette audace qui a balayé si simplement toutes les frasques de mon langage que je croyais discutable, mais rien que d’avoir eu le cran de t’approcher, de cette folle envie de te chuchoter quelques phrases anodines, que ton obligeance d’être à l’écoute de certains de mes doutes, m’ont fait craindre le pire, comme dans un étau, le cœur serré de peur de mal m’exprimer et de faire une erreur qui aurait condamné mon cœur à continuer d’errer dans les abysses de ma solitude, trop longtemps éloigné d’une beauté telle que toi que mon cœur voulait enfin tant et tant aimer.
Lorsque tu me liras, sache une chose mon amour que sur cette simple feuille de papier, mon bonheur,ma joie de vivre et l’ivresse de mes sentiments pour toi y sont tout simplement imprégnés avec toute la ferveur d’un cœur fou d’amour.
J’y imprime l’odeur suave d’une fleur celle que tu as laissé tout simplement envahir mon cœur, cœur qui ne m’appartenait plus, lui qui était si las de ne pas avoir assez vécu de moments intenses, grâce à toi il renaît enfin comme la fleur qui s’ouvre au soleil chaque matin. Merci, merci mon amour d’avoir répondu à l’attente trop longue d’un cœur qui ne demandait qu’une seule chose, c’était de battre à l’unisson, le frisson inimaginable d’une si belle histoire que l’avenir en gardera un de ces plus beaux souvenir. Je t’aime, je t’aime comme ce n’est pas possible d’aimer à ce point.
Pour moi finis les nuits sans étoiles, les jours sans soleil, les oiseaux sans chants, les fleurs sans parfums, la vie sans vie, un être sans âme, je renais de mes cendres je suis devenu l’esclave de mon cœur, ton protecteur pour la vie, celui qui t’aimera comme jamais avant on n’a aimé.
Tu es ma princesse, ma déesse, ma conscience, ma force vitale, enfin tu es tout pour moi.
Que le temps va me paraître long, l'espace de notre prochaine rencontre, je suis exsangue d’amour lorsque tu n’es pas avec moi, j’ai beau regarder le temps qui passe, il m’a l’impression de faire du sur place, mon sang bouillonnant de chaleur lorsque tu te trouves près de mon cœur est maintenant aussi vaste qu’un océan et sans toi je suis comme un naufragé perdu dans toute cette immensité.
Mon amour, réponds-moi vite, car mon sang se fige comme la glace d'un hiver trop rude, lorsque tu restes trop longtemps loin de moi, c’est fou comme la vie nous réserve des surprises, deux jours avant,j’étais encore dans le néant et maintenant que tu m’as rendu la vie, je renais de mes cendres et tel le phénix, je me réjouis déjà et te savoir me lire, de savoir la chance qu'a cette lettre que tu tiens entre tes doigts délicats et que tu regardes sans cesse, sentir ton odeur et admirer la délicatesse de ton visage, vite, vite mon amour réponds-moi à ton tour et trouvons vite le moment, l'endroit où nous nous aimerons encore plus fort qu'avant,j'en frissonne déjà de me retrouver très vite près de toi et dans tes bras, sentir nos coeurs frémir de tant et tant de plaisir .
Je t’aime, je t’aime, je t’aime.
Altaïr" Le Prince des étoiles " le 18 novembre 2003
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